Comment choisir son casque de BMX?

Comment choisir son casque de BMX ?

Si vous vous intéressez au BMX, vous avez déjà peut-être lu l’article d’introduction sur le sujet. Si ce n’est pas le cas, il faut donc savoir qu’il existe deux grandes catégories de BMX : le Race et le Freestyle. Si les deux se pratiquent sur un vélo de BMX, ils sont tous les deux assez différents dans leur mode de pratique. Et si les vélos se différencient, l’équipement suit le mouvement pour s’adapter aux besoins des pilotes.

De toutes les façons, il faut bien se dire une chose, quel que soit son niveau, une bonne protection n’est pas à négliger pour se protéger la tête en cas d’accident. Et même, si vous voulez le pratiquer hors piste balisée pour ce sport, à votre façon, le port d’un bon casque est indispensable. Alors, quel casque choisir pour sa pratique du BMX?

Le casque intégral pour BMX Race

Le principe du BMX Race est de parcourir le plus rapidement possible une piste pouvant aller jusqu’à 400 mètres de longueur, parsemée de bosses, de creux et de virages bien raides, sans parler des autres concurrents qui se bousculent autour de vous. Vous l’avez déjà deviné, il est facile sur ce type de parcours de se retrouver les fesses par-dessus la tête très rapidement. Il faut donc jouer la sécurité et miser sur un casque qui couvre l’ensemble de la tête, d’où la nécessité d’un casque intégral!

figure de bmx

La particularité du casque intégral est de protéger le visage en plus du crâne du pilote. Il s’inspire en cela des casques de motocross, sport à partir duquel le BMX est né. Grâce à ce type de protection, des zones sensibles comme le nez, le menton et la mâchoire se trouvent aussi à l’abri des chocs en cas de chute.

Ce casque est certainement le plus résistant dans la catégorie des sports de cycles sans moteur. Quel que soit le style du pilote, même s’il privilégie une attaque offensive en course, ce casque, du fait de sa structure, est celui qui garantit le plus de rester entier à la fin d’une course. En plus, il est confortable et assure une certaine isolation acoustique. 

Les seuls réels inconvénients qui ressortent : son poids et parfois une sensation de chaleur. En effet, ce sont des casques plus lourds que les autres du fait qu’ils se doivent d’être résistants. Et la mousse aérée positionnée à l’intérieur, pour amortir les chocs, laisse certainement passer l’air autant qu’elle peut mais a tendance à concentrer un peu la chaleur.

Le casque bol pour le BMX Freestyle

Le Freestyle, quant à lui, n’est certainement pas basé sur la vitesse. Cependant, la réalisation de figures et de sauts assez hallucinants exige aussi un casque assurant une protection optimale et ce d’autant plus que le Freestyle se pratique sur différents types de terrains aussi bien urbains qu’en forêts. La sécurité n’est pas non plus à négliger. 

Ces casques, plus légers que pour le Race, ne protègent pas le visage. Malgré cette grande différence de style, la protection reste importante et couvre bien les côtés de la tête. Sans visière, il laisse une plus grande sensation de liberté avec une visibilité qui peut sembler améliorée.

Même si le fait de ne pas avoir de visière pour protéger le visage peut faire croire que la protection du casque est moins bonne, le casque bol reste robuste et résistant aux chocs les plus intenses. Il limitera lui aussi l’impact en cas de chute.

homme sur un bmx

Quels critères pour son casque de BMX

Et bien, ils sont plusieurs à devoir être pris en compte :

La protection

C’est certainement l’élément le plus important à considérer dans le choix de votre casque de BMX. Les risques de chutes très élevés dans ce sport nécessitent un casque de qualité qui amortit au maximum les chocs. 

Les casques sont principalement composés soit par du polycarbonate (PC) ou par de l’Acrylonitrile Butadiène Styrène (ABS). En dehors du fait que ces noms ne disent rien au commun des mortels que nous sommes, il faut savoir qu’ils rentrent dans la composition de nombreux éléments de protection comme les carrosseries de voiture. Très légers et résistants, leur différence réside dans leur prix et leur longévité. Nous vous en parlerons dans un autre article prochainement.

Ce qu’il faut savoir dans un premier temps, c’est qu’il existe à cet effet des normes de fabrication très strictes avant la mise en circulation d’un casque. Donc évitez d’en acheter un sur un site étranger qui va vous mettre en valeur son aspect ou son petit prix, en oubliant de vous garantir que le casque est aux normes.

Quand vous regarderez les indications portées sur l’étiquette du casque, assurez-vous que vous trouverez au minimum la mention : norme EN1078 (pour la France) et CE (pour la Communauté européenne).

Si vous voulez en savoir plus : https://www.26in.fr/news/49011-casques-vtt-technologies-securite-.html

La légèreté

Nous venons de le voir, un casque de Race sera plus lourd qu’un casque de Freestyle. Entre la visière qui vient se positionner sur le devant et le fait qu’il comporte un peu plus de mousse protectrice, le casque intégral est souvent plus difficile à porter.

Malgré cela, il ne faut pas porter son choix sur le casque le plus lourd que vous pourrez trouver. Cela ne sert à rien d’autre qu’à finir par devenir pesant pendant la course et donc à vous distraire de ce que vous faites. De plus, vous allez finir par avoir mal au cou à force de vouloir tenir la tête un peu raide. Il sera déjà nettement suffisant pour vous protéger efficacement. La moyenne de poids pour un casque de BMX Race est autour des 900 grammes. Quant aux casques de BMX Freestyle, elle tourne autour des 400 grammes.

Certains pilotes allègent leur casque en les choisissant sans visière. Ils remplacent celle-ci par une paire de lunettes. A tester!

La ventilation

On l’avait bien compris, les casques sont composés d’une coque doublée d’une mousse. La mousse est généralement faite à partir de polystyrène expansé ou EPS. Dit comme ça, on imagine tout de suite les emballages en polystyrène que l’on trouve dans les cartons. Là, nous parlons de mousse de polystyrène. 

Cette mousse EPS peut paraître compacte et participe bien évidemment à la protection du crâne, mais elle contient 95 à 98% d’air. Ses propriétés techniques offrent un faible poids, une rigidité et une facilité de formage que l’on trouve rarement avec un autre composant. C’est donc le matériau idéal pour permettre de réaliser des casques avec des ventilations.

Il faut dire que le crâne enfermé dans une boite hermétique va vite suer et chauffer. Les aérations sont donc essentielles au sportif. Les bouches d’aération doivent faciliter le refroidissement de la tête et l’évaporation de la sueur.

Il faut donc partir du principe que plus il y a d’aération, plus le pilote sera confortable dans son casque. Sur les descriptions des casques, la mention des aérations est toujours notée, sous des appellations diverses toutefois : aérations aérodynamiques, cad-optimised d’aération, bouches d’aération, … La moyenne tourne autour de 15 aérations pour un casque.

A savoir aussi, certains casques sont fournis avec de la mousse de remplacement, ce qui allonge la durée de vie du casque.

La visière

Alors, visière ou pas visière? C’est une bonne question. Si l’on peut, il est plus sûr d’avoir un casque en Race avec une visière. Pour le Freestyle, la question ne se pose pas vraiment.

Privilégiez plutôt un casque avec une bonne visière. Ce n’est pas cela qui va alourdir particulièrement le poids du casque. De toutes les façons, il vous faut quelque chose qui vous protège le visage contre les rayons UV et l’éblouissement en cas de soleil. 

Et n’oubliez pas les lunettes pour vos yeux. En général, elles sont souples, protègent des éblouissements du soleil et comme pour les lunettes de ski, existent avec une sangle élastique pour l’attacher.

Le système de fermeture

Si le casque est déjà une bonne protection en soi, il faut pouvoir le conserver sur la tête lors d’une course ou d’une figure acrobatique, il faut donc que ce casque soit doté d’un système de fermeture efficace et facile à mettre ou à enlever.

Vous aurez donc deux éléments à prendre en compte : le matériau de fabrication et la boucle de fermeture en elle-même. Pour le matériau de fabrication, il est résistant et souvent élastiqué pour un meilleur maintien. Pour les fermetures, on en trouve pour tous les goûts : boucle, attache magnétique et la petite dernière, à serrage de disque BOA.

Le confort

Rouler à toute vitesse et exécuter des figures en équilibre ou lors de sauts n’est pas de tout repos, le confort du casque est donc aussi à prendre en compte. Il est évident que la mousse de protection entre largement en ligne de compte dans cette équation. C’est pour cela que la mousse utilisée est le plus souvent amovible, lavable et dans un matériau respirant. C’est ce qui évite que la tête ait l’impression d’être serrée dans un étau.

L’autre élément de confort à prendre en compte est la taille du casque. Il ne faut pas le prendre trop grand ni trop serré. Trop serré, vous allez avoir du mal à le supporter. Trop grand, la protection ne sera pas assurée.

Pour choisir son casque, pensez à mesurer votre tour de tête avec un mètre ruban. Vous le positionnez 2 ou 3 cm au-dessus de vos sourcils et vous faites le tour de la tête en le passant juste au-dessus des oreilles. Le tour de tête d’un adulte varie généralement entre 53 et 66 cm. Et petit point de détail, si vous vous trouvez entre deux tailles, optez pour la plus petite.

Conclusion

Voilà, maintenant, vous devriez pouvoir vous y retrouver pour acquérir votre premier casque de BMX. Un petit détail toutefois qui reste de taille : le prix! Les casques de BMX peuvent se trouver un peu à tous les prix. Pour les enfants vous en trouverez des corrects autour de 40 euros, comme pour les adultes d’ailleurs. Cependant, ne vous leurrez pas, si vous le pratiquez de plus en plus, votre niveau va nécessiter un petit investissement et vous arriverez vite à des casques avoisinant les 300 euros, sans que ce soit encore les plus chers. Donc, avant de vous décidez, réfléchissez bien à l’usage que vous voulez en faire et après bonne course!